Visages fermés
et pourtant éclatés
Heaumes
de fer
brisés, désarticulés
hommes
du faire
sans rimes, ni raison
du faire
parce
qu'il faut bien s'occuper
tuer le temps
justifier d'un salaire
d'un salaire du faire
sans coeur, sans vie
Automates
aux gestes sans signification....
Visages
de fer, qui cachent
un
vide qui a horreur du plein,
de
la lumière, de la vie.....
Heaumes
foudroyés
incapables de contenir plus longtemps
les
pressions du monde extérieur,
l'absence,
le vide de l'intérieur....
Hommes
fragmentés
Désarticulés
trop
blessés, trop cicatrisés
trop
cassés, brisés ?..pour vivre
trop
rigides, caparaçonnés pour mourir....
Mais,
où sont les souffles d'antan ?
Les
instincts de vie, qui remontent des profondeurs de l'être
?
....
la brise du large,
qui porte l'appel du goéland,
la
rumeur de la houle
les
orages, les éclairs, qui vont
faire
surgir à nouveau
du
fond des abîmes des étincelles de vie
un
monde nouveau
le
monde de l'être....
Ces
souffles d'antan, tel un frémissement de vie
sont
Là, prêts à surgir, comme la source
Du
rocher jaillie, sous le fer du glaive.... de l'homme
!
Heaumes entrouverts,
La
vie
tel
le bernard l'hermite
Viendra
vous habiter !
Quelques mots....
d'un soir, où la mémoire
m'agite....
Autour des toiles de F.SCHLEGEL
Gilbert BEAUME
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Trophée V,
1985

trophée III,
1985

trophée XI,
1986

trophée XV,
1987 |